Abriès est l’avant-dernière commune de la vallée du Haut-Guil, une des plus hautes d’Europe à être habitée toute l’année. C’est juste à sa sortie que la station de ski alpin a été installée…

Dans un pays qui n’a pas attendu les chasse-neige et les remonte-pentes pour passer l’hiver, glisser-skier-patiner (peller aussi), est une seconde nature. Et cet hiver, la vallée a déjà été bien servie côté enneigement.

On skie partout en alpin, en snow, en fond, en nordique, en randonnée, en raquettes à neige… Le champ des possibles est infini.

Il n’y a pas assez d’un hiver pour en faire le tour !

De 1550 à 2 400 mètres

Le village est à 1 550 mètres, le haut des remontées à 2 400 mètres, 900 mètres de dénivelé et 70 hectares de pistes.

Abriès est une petite station en ayant tout d’une grande. Elle est idéale pour les amoureux de la montagne, des sports d’hiver et de nature : tout se côtoie. Le domaine des sports d’hiver est à son image : naturelle et sauvage.

Si elle ne paie pas forcément de mine au premier abord, il faut savoir prendre le temps de s’immerger dans le rythme de ses habitants,  découvrir tous les atouts d’une belle qui se livrent dès que l’on sort des sentiers battus. Ou simplement en prenant le temps de regarder. Il n’est pas rare que depuis le télésiège on observe des chamoix, à peine dérangés par le passage des uns et des autres.

Et même si l’on reste uniquement sur le domaine alpin, les pistes peuvent en surprendre plus d’un.

Si le domaine débutant est assez petit en pied des pistes, dès que l’on arrive en haut du télésiège, c’est tout un espace qui est à découvrir. Les remontées ne sont que 3 mais les pistes se dédoublent, s’entrecroisent entre neige et forêt.

Les jours de neige, c’est encore mieux.

Là c’est le temple des riders : les pistes ne sont pas damées tout de suite, ça laisse le temps d’en profiter. On se retrouve en « peuf » sur les pistes, et là c’est que du bonheur… Pour peu que ce soit un retour d’est, c’est à peu près le seul endroit où l’on puisse skier sans souci.

Le retour d’Est

 

Ça c’est notre truc à nous, un peu aux pyrénéens aussi. L’hiver tout le monde l’attend car on sait qu’il y aura de la neige en quantité.

Alors les nuages arrivent avec la neige, et au lieu de continuer leur chemin ils sont bloqués par le Mont-Viso. Du coup toute la neige tombe ici tant qu’il y en a, et on s’en prend plein, mais plein de chez plein. Ça va de quelques dizaines de centimètres à 3 mètres en 48 heures. Si, si c’est vrai : c’était à la mi-décembre 2008.  C’est là que tu pelles, l’autre sport d’hiver des montagnards. Tu laisses se tasser, et y’en a jusqu’au printemps. Le ski de randonnée redevient pour de bon le ski de printemps 

Le seul ennui c’est quand ça ne tombe pas en neige : ça fait des inondations, et là forcément c’est moins bien.

Les autres sports

 

Quasiment en face de la station, il y a le domaine nordique qui serpente le long du torrent du Guil. Les pistes vont vers Aiguilles et Ristolas.

Le haut-Guil, c’est le terrain de jeux préféré des fondeurs et des raquetteurs. En skating, en classique ou en ski nordique, la vallée se découvre au rythme que l’on veut. Les traces des animaux accompagnent les skieurs : lièvres, chevreuils, chamois, mouflons ne sont jamais bien loin. En raquette, on jumelle pour les voir, certains coins sont bien connus. On peut aussi prendre le télésiège et partir de l’arrivée vers de nouveaux espaces, que l’on soit à pied, en raquettes ou skis de randonnée.

Fiche technique

 

Neige de culture – 16 pistes

  • 2 vertes, 3 bleues, 10 rouges, 1 piste noire,
  • 5 remontées mécaniques
  • 21 km de pistes

Tarifs

Adulte journée : 29€ –  Adulte 6 jours : 149,60€

Enfant/senior journée 23,70€ – Enfant/senior 6 jours 122,70€

> Gratuit pour les moins de 5 ans et les plus de 75 ans.

Le plus du Queyras

 

L’ensemble du domaine des remontées mécaniques du Queyras se répartit en 4 vallées ; chacun avec une station de ski alpin, des pistes de ski de fond, des itinéraires nordiques et pour raquettes.

Le forfait de ski alpin est valable dans chacune des stations : Abriès pour le haut-Guil, Molines-saint-Véran pour la vallée des Aigues, Arvieux pour la vallée de l’Izoard et Ceillac pour la vallée du Cristillan.

Y venir

 

La vallée du Haut-Guil fait partie intégrale du Queyras, ce petit massif accroché d’un côté au Mont-Viso (3 841 mètres), de l’autre la Tête des Toillies (3 175 m), d’un autre au Grand Rochebrune (3 321 m) ou encore à la Font-Sancte (3 385m). Elle est au nord des Hautes- Alpes, entre l’Ubaye et le Briançonnais.

En hiver, une seule route y mène. On y vient par Gap ou Briançon, et on bifurque au niveau de Guillestre – direction  « Queyras ». Après c’est tout droit jusqu’à Abriès.